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Publié : 30 juin
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Les Haikus des saisons - école Marot

Un très beau projet d’écriture et de production sonore porté par l’équipe de l’école Marot


Bravo aux élèves et aux enseignants de l’école Marot pour cette jolie création sonore réalisée dans le cadre du Jumelage "poésie vivante, vibrante et actuelle" mené cette année avec le soutien de la DRAC, de la ville de Rouen et de la Radio HDR


https://soundcloud.com/les-amis-de-fantomus/haiku-des-saisons

Jumelage « Poésie vibrante, vivante et actuelle », école Clément Marot
Suite à trois années riches de projets artistiques menés dans la dimension des arts du langage, l’école Clément Marot a souhaité investir cette dimension de façon forte, commune et large. L’enjeu de la maîtrise du langage (oral et écrit) et de l’expression des émotions est central dans la dynamique pédagogique de l’école située en réseau d’éducation prioritaire + et au sein d’un quartier politique de la ville. L’ouverture culturelle de ce projet d’envergure visait à constituer pour les élèves une formidable opportunité de pouvoir se réaliser tout en rayonnant autour d’eux auprès de leurs familles, de leurs camarades et des habitants du quartier.

Cette action avait pour ambition de répondre aux besoins essentiels d’accès à la culture, à la créativité, à l’expression orale et écrite des élèves de l’école de la petite section de maternelle au CM2. De fait, les besoins recensés dans le projet d’école pointent les domaines de la maîtrise du langage (écrit et oral), le climat scolaire (gestion des émotions) et l’ouverture vers l’environnement proche, la culture. Une fois ces besoins partagés avec la compagnie porteuse du projet, l’école Clément Marot a pu bâtir conjointement avec les partenaires artistiques et locaux un corpus d’actions riche et varié sollicitant tour à tour les arts du langage, du son et de l’image.

Description conjointe du projet (problématique, contenu, méthode) :

Un état poétique : Sens - Posture - Regard...
- découverte : la poésie, qu’est-ce que c’est ? (sens)
- recherche : où se trouve la poésie ? (regard)
- action : écrire, dire, révéler et partager la poésie (action - posture)
Partages et transformations poétiques :
- dans l’école, autour de l’école : surprises, invasion poétique, écritures et calligraphies
- participation des familles et des habitants : récoltes de mots, appel à participation : récolte de poèmes (boîte à lettre), poème collectif à dire.
Rendre vivant : manière de diffuser
- le bouche à oreilles, écriture à la craie
- radio : un bulletin poétique
- poésie collective (mobiles réseaux sociaux ou site de l’école)
- surprises poétiques insolites, spontanées

Le contexte particulier de cette année scolaire a encouragé les acteurs du projet à le remanier, la restitution a pris la forme d’un livret et d’un lien vers la création sonore (https://soundcloud.com/les-amis-de-fantomus/haiku-des-saisons).

Bilan du jumelage :
Ce jumelage artistique a offert autant de terrains, de situations et de propositions propices à la mobilisation et l’enrichissement des compétences scolaires visées. L’usage des langages a constitué le cœur même des diverses actions menées pour rayonner au-delà de la classe et du cahier, vers les autres camarades, les autres classes, les familles et les partenaires locaux. L’investissement des élèves a su dépasser les attentes de l’équipe pédagogique et des artistes, petits et grands sont extrêmement fiers d’avoir « appris » autant au cours de ce projet et partagent avec grand plaisir les créations artistiques auxquelles ils ont abouti.

L’écriture (Céline Verdier Gouel)

La poésie, qu’est-ce que c’est ? Où se trouve-t-elle ? Comment accéder à cet univers, cet autre regard où le temps est un peu différent ?
Avant les mots, il y a ce temps, suspendu, ce regard posé, l’imagination libre et la recherche du sensible.
Cet état poétique est en chacun comme une fenêtre ouverte ou à ouvrir.
Ensemble, nous avons cherché à écouter, observer, puis transcrire par les mots et leurs sens.
Nous avons joué avec les contraintes du haïku puis du poème, pour écrire.
Enfin nous avons cherché à danser le poème et à y mettre la voix afin de partager les écrits.
Le son (Nicolas Lelièvre)
Création réalisée mêlant les lectures de texte écrit par les élèves et un environnement sonore monté à partir de son de percussions, de synthétiseurs et de voix enregistrés par les enfants.
L’intervenant les a dirigés et enregistrés lors de séances basées sur le travail d’écoute. Ecouter n’est pas entendre, apprendre à écouter, apprendre à s’écouter, apprendre à s’écouter les uns les autres...
Résultat : une pièce radiophonique mise en forme par Nicolas Lelièvre dans la tradition du « Hôrspiel » : pièce sonore dramaturgique, sorte de cinéma pour l’oreille.
L’image (Grégoire Landais)
La poésie est une pensée dans une image.
Après avoir succinctement découvert la poésie dans l’image au travers de photos de situations poétiques et quelques références culturelles incontournables, nous sommes vite passés à la pratique.
Pinceaux de toutes tailles, pastel gras, eau, encres et supports de grands formats nous ont permis d’expérimenter collectivement le plaisir du geste et de l’improvisation.
Un peu intimidés au début, nous nous sommes laissé surprendre par les « accidents » de nos mains. Il a fallu oser et se détacher des notions d’erreurs et d’incompétences. L’acte poétique n’est pas forcement « beau » aux yeux et aux oreilles de tous mais peut être intimement touchant et mémorable. Avec des exercices de gestes, de souffle et de conditionnement, nous avons accepté ce lâché prise. Cette spontanéité n’a pas été une évidence pour tout le monde.
Résultats : des abstractions surprenantes modelées avec une belle part de hasard et d’aléatoire. Ces inventions - nos créations - ont donné lieu à une grande diversité d’interprétations. La verbalisation de nos émotions (corporelles et verbales) révèlent spontanément la singularité de nos ressentis. Ta poésie : c’est toi !
Formes, couleur et matières partagées, tous nos sens sont en éveil. La magie de la découverte, du travail manuel et de l’expression motivent notre imaginaire. Quel Plaisir !
On peut tout inventer... surtout l’impossible !